Sémaphore : en savoir plus
De par sa position avancée dans la mer, le Cap de Flamanville permet de surveiller la côte depuis le Nez de Jobourg jusqu’à la pointe du Rozel.
C’est pourquoi le site fut retenu dès 1794 pour devenir un des postes de la ligne de vigies implantées sur les côtes françaises.
Le sémaphore de Flamanville vit le jour en 1807 : un mât, fonctionnant par un système de poulies et de bras, y fut conçu à l’origine uniquement pour la Marine. Il permettait à ceux qui surveillaient la circulation maritime de communiquer à distance avec les bâteaux. Ses ailes pouvaient prendre jusqu’à sept positions différentes, et composer au total 343 signaux. Au milieu du XIX° siècle, on coupla au mât un télégraphe électrique, moyen de communication instantanée. La Marine avait alors acquis 440m² de falaises incultes près du cap où n’était présent que le dolmen de la Pierre-au-Rey.
On construisit alors le bâtiment : d’une façade de 19m, il comportait des logements pour les deux guetteurs et leurs familles, ainsi qu’une salle semi-circulaire où était implanté le mât haut de 18m. En 1923, on y ouvrit un poste de téléphone public. Puis en 1928, le mât disparut, remplacé par des antennes qui fonctionnèrent jusqu’à la mise en service du CROSS de Jobourg au début des années 70, signant la fin de l’activité de surveillance à Flamanville.
Vendu par la Marine à la commune en 1984, le sémaphore fut transformé trois ans plus tard en gîte d’étape et inauguré en 1989.






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