Port Diélette – 50 ans d’histoire pour Flamanville
Port Diélette
Quelques moments-clés
L’histoire de Diélette est liée au commerce maritime, les échanges avec les îles anglo-normandes ainsi que l’exploitation du granit et du fer.
Dès le XVIIIe siècle, le marquis de Flamanville fait construire une première jetée en pierres sèches pour favoriser le commerce. Le granit local, très réputé, est exporté, ainsi que du bois, du charbon ou des produits agricoles.
En 1751, le roi achète le port, y installe une garnison et renforce la protection côtière. Le granite de Flamanville sert notamment à la construction de forts militaires.
Pendant la Révolution, le port devient un haut lieu de contrebande, notamment vers Jersey et Guernesey. En 1813, Le Renard, goélette du célèbre corsaire Robert Surcouf, se réfugie dans le port après un combat mythique.
Au XIXe siècle, l’activité s’intensifie avec l’essor des carrières et l’amélioration des infrastructures : en 1839, la jetée est prolongée, un musoir (pointe extrême d’une jetée) en pierre est édifié, et en 1858, des feux de direction sont installés. À partir de 1862, la découverte de minerai de fer entraîne de nouveaux travaux dont la construction d’une grande jetée de 373 mètres.
En 1867, un naufrage au large entraîne la création d’une station de sauvetage. Avec le soutien du marquis Hervé de Sesmaisons, le premier canot de secours, Le Commandant Albert, est mis en service jusqu’en 1907.

Jusqu’à la fin du XXe siècle, Diélette a conservé l’aspect paisible d’un petit port de pêche, même si les activités de loisirs y ont peu à peu trouvé leur place. En 1964, l’ancien abri du canot de sauvetage est restauré par des bénévoles et devient l’école de voile, marquant le véritable point de départ des loisirs nautiques à Diélette. À la même époque, le camping situé à proximité attire chaque été de nombreux vacanciers, séduits par le cadre naturel et l’ambiance familiale. L’association des plaisanciers voit le jour en 1983.


Modernisation du port
La centrale nucléaire de Flamanville, mise en service en 1985-1986, transforme le paysage local. À partir de 1995, face à la nécessité d’adapter le port aux nouvelles exigences maritimes, la Communauté de communes des Pieux engage une grande modernisation. L’objectif est d’en faire un port polyvalent dédié à la pêche, aux liaisons avec les îles anglo‑normandes et à la plaisance. Ces travaux inclus la création d’un bassin de plaisance de 460 places, l’amélioration des quais, le développement des liaisons vers les Anglo-Normandes. En 1997, le nouveau port est inauguré avec un bassin à flot et des équipements modernes. En 2000, le bâtiment actuel du Centre nautique est inauguré.





Août 1977 – Port de Diélette
Dans les années 1970, Diélette conservait son aspect de petit port de pêche du XIXe siècle. Son paysage maritime et ses falaises dominant l’horizon, ont inspiré de nombreux artistes. Parmi eux, les peintres Alphonse Osbert (1857-1939), connu pour ses paysages oniriques, Henry Moret (1856-1913), figure de l’impressionnisme, et Lucien Goubert (1904-1986), qui sut retranscrire la quiétude du port.
Les photographes Gustave Gain (1876-1945) et Gustave Bazire (1872-1927) ont immortalisé la vie du port, ses pêcheurs, ses voiliers et les paysages sauvages.

Août 1977 – Port de Diélette
Après la fermeture de la mine en 1962, mettant un terme à une activité économique majeure, Diélette conserva son identité de petit port de pêche tout en évoluant vers les pratiques de loisirs. Dès les années 1960, les plaisanciers prirent une place croissante, transformant peu à peu la vie du port. Le camping de Diélette accueillait alors de nombreux vacanciers, séduits par le cadre maritime et la tranquillité des lieux. En 1964, l’ancien abri du canot de sauvetage fut restauré par des bénévoles et devint un yacht-club, contribuant ainsi au développement de la voile et au début des loisirs nautiques à Diélette.