Cérémonie | victimes et des héros de la déportation

Cérémonie | victimes et des héros de la déportation

𝗗𝗶𝗺𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲 𝟮𝟲 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹 | 𝗝𝗼𝘂𝗿𝗻𝗲́𝗲 𝗻𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝗮𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝘀𝗼𝘂𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗰𝘁𝗶𝗺𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗵𝗲́𝗿𝗼𝘀 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻

 

Cette journée honore la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination lors de la Seconde Guerre mondiale.

 

À Flamanville, trois habitants ont été déportés et n’en sont pas revenus.

 

Henri Houel (1920–1943)

Henri Houel naît le 2 juillet 1920 à Flamanville, fils d’Émile et Marie Houel née Viel. Après la mort de son père en 1939, il travaille comme saisonnier dans diverses fermes, notamment chez Marie Bonnemains. Inscrit maritime le 15 avril 1937 à Cherbourg, il embarque régulièrement sur des bateaux de pêcheurs à Diélette entre 1937 et 1943. Appartenant à la classe 20, il est requis pour le STO mais décide de s’y soustraire.
 
Le 23 mars 1943, il est arrêté par deux policiers allemands en civil, « vêtu d’une simple chemise », à la gendarmerie de La Haye-du-Puits. Ses camarades réfractaires Martin Alexandre, Paul Duval, Henri Joubier et Charles Delisle sont arrêtés le même jour. Condamné pour refus de travail, Henri est interné à Saint-Lô, puis transféré à Compiègne, et déporté depuis Compiègne-Royallieu le 16 septembre 1943 dans le convoi dit « des 21 000 », troisième transport d’environ 1 000 détenus à destination de Buchenwald.
 
À Buchenwald, il devient le matricule 21 571. Il est affecté au Tunnel de Dora, le plus grand des commandos extérieurs du camp, creusé à 80 km de Nordhausen au sud du Harz. Forcé de travailler dans les immenses galeries souterraines destinées à abriter les fusées V2, la Mittelwerk, dans des conditions d’une violence extrême, Henri Houel est jugé « inapte au travail » par les gardiens SS en début d’année 1944. Sélectionné pour être envoyé en wagon mortuaire vers Lublin-Majdanek en Pologne annexée, il meurt d’épuisement le 2 novembre 1943, à seulement 23 ans.
 
Sources : Le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora Dictionnaire biographique des victimes du nazisme en Normandie

 

François Diguet

François Diguet, jeune Flamanvillais arrêté en octobre 1940 pour avoir coupé une ligne téléphonique alors qu’il n’était pas encore âgé de 16 ans. Après deux années de détention dans les prisons de Saint-Lô, Caen et Dijon, il est déporté vers l’Allemagne le 20 août 1942. Il meurt le 5 octobre 1943 à Braunschweig (Brunswick, Basse-Saxe), dans un commando de travail dépendant du sinistre camp de Buchenwald. Il avait 18 ans.
 
Source : Robert Lerouvillois, La résistance et l’Occupation dans le canton des Pieux.

 

Robert Flahaut (1914–1945)

Robert Julien Jean Achille Flahaut naît le 1er septembre 1914 à Eraines (Calvados). Venu s’installer à Flamanville (probablement pour un emploi à la mine de fer de Diélette), il y épouse Cécile Bourget (née en 1914, décédée en 2012), dont le nom figure encore aujourd’hui sur leur tombe commune au cimetière de Flamanville.
 
Les circonstances de son arrestation ne sont pas précises. Ce qui est certain, c’est qu’il est déporté et conduit au camp de concentration de Mauthausen, en Autriche, l’un des camps les plus meurtriers du système concentrationnaire nazi. Classé « camp de niveau III », Mauthausen était réservé aux « ennemis politiques incorrigibles du Reich ». Les détenus y travaillaient dans des carrières de granit dans des conditions d’une brutalité extrême, l’espérance de vie ne dépassant pas quelques mois pour beaucoup.
 
Robert Flahaut y meurt le 10 mars 1945, à 30 ans, à moins de deux mois de la libération du camp par les troupes américaines le 5 mai 1945. Sa mort en déportation est officiellement reconnue par l’État français, son nom figure dans l’arrêté du 20 mars 2009 portant apposition de la mention « Mort en déportation » sur les actes de décès, publié au Journal officiel de la République française.
 
Sources : Journal officiel de la République française, arrêté du 20 mars 2009 (Légifrance)
Service historique de la Défense, dossier individuel de FLAHAUT Robert Julien Jean Achille (ark:/722053)
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