Présentation de la commune

Flamanville, nichée au sud de la Hague sur la côte ouest du Cotentin, vous accueille avec ses paysages ruraux et côtiers à couper le souffle. Perché sur un cap de granit, le village, agrémenté d’un port, a traversé diverses époques. Des carrières de granit à l’industrie nucléaire, les falaises de Flamanville ont été le témoin de changements majeurs.

La commune compte plus de 1 700 habitants et s’étend sur plus de 3 km du nord au sud avec plusieurs sites remarquables composant son identité unique.

  • Au sud du château, le hameau Caubus avec ses habitations en granit provenant de l’ancienne carrière des falaises voisines, sur le lieu-dit le Havre Jouan. On y trouve une petite cale à bateau nichée dans l’anse de Sciotot et des falaises granitiques réputées d’une qualité remarquable.

 

  • Le cap de Flamanville, un promontoire rocheux émergeant au sud-ouest de la commune, offre aux randonneurs un panorama exceptionnel depuis les imposantes falaises, qui s’élèvent jusqu’à 89 mètres. A leur sommet, découvrez la Pierre au Rey et le sémaphore datant de 1867.

 

  • Le centre bourg, le cœur vivant de Flamanville, où se trouvent entre autres la mairie, l’école et quelques commerces, est le lieu de vie quotidienne des habitants. Son église en granit, date de 1670. De plan cruciforme, elle possède plusieurs particularités : une petite chapelle voûtée dédiée à Sainte-Barbe patronne des mineurs, un clocher en forme de tour carrée, un dallage constitué d’anciennes pierres tombales à croix nimbées et des vitraux consacrés à Saint-Germain. Selon la légende, le Saint arrive à Diélette par la mer en 429 et aurait tué un dragon qui terrorisait le pays, dans la grotte Baligan.

 

  • La cité Sainte-Barbe et le hameau Artu avec les corons, témoins du passé minier de la région. La mine de fer de Diélette a été le pilier d’une communauté ouvrière pendant plus d’un siècle, attirant des travailleurs de diverses nationalités dans les années 30. Visitez le musée des mines et carrières qui retrace cette époque (ouvert en juillet et août).

  • Diélette en bord de mer et son port de plaisance vous invite à flâner. Profitez des commerces locaux, restaurants et laissez vos enfants s’amuser dans l’aire de jeux en plein air.

 

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Histoire

Située sur un cap de granit à l’extrémité du Cotentin, Flamanville était un paisible village proche d’un port de pêche. Des carrières de granit, en passant par la mine de fer, jusqu’à l’industrie nucléaire, les falaises flamanvillaises ont vécu de nombreux bouleversements. Flamanville est aujourd’hui un village industriel au cœur de la nature sauvage du Cotentin.

La mine de fer de Diélette a fait vivre tout une communauté pendant plus d’un siècle. Dans les années 30, par manque de main d’œuvre, Flamanville accueille les familles des mineurs italiens, espagnols, polonais et tchécoslovaques. Si le travail était dur, les salaires y étaient bien meilleurs que dans les fermes environnantes. Les familles des mineurs étaient logées dans les corons de la Cité Sainte-Barbe.

La mine de Diélette était l’une des plus renommées en France, avec pour particularité d’être creusée sous la mer. Située autrefois sur la route qui mène désormais à la centrale EDF, elle fut exploitée à partir de 1877 pour s’arrêter définitivement en 1962. 

La centrale EDF de Flamanville a ensuite pris place, en bénéficiant d’une surface de 120 hectares dont la moitié a été gagnée sur la mer. Avec deux unités de production d’une puissance de 1300 mégawatts chacune, EDF Flamanville produit 18 milliards de kilowattheures par an soit 4 % de l’électricité en France, et répond à 69% des besoins en électricité de la région.

La centrale compte environ 650 salariés EDF, auxquels peuvent s’ajouter jusqu’à 1500 prestataires extérieurs lors des arrêts programmés pour maintenance.

En Mai 2006, après un débat public, EDF décide de construire le premier réacteur nucléaire de type EPR (European Pressurized water Reactor) : la centrale nucléaire de Flamanville 3. Flamanville devient alors la première ville française à accueillir l’EPR.

Diélette

Hameau rattaché à la commune de Flamanville, Diélette fut autrefois une commune à part entière avec son église, son cimetière et ses commerces.

Historiquement, le port de Diélette remplissait une mission commerciale, assurant les liaisons avec les îles anglo-normandes. Par la suite, sa contribution majeure à l’exploitation des carrières de granit et à l’exportation du minerai de fer a conduit à la construction d’une importante digue, renforçant ainsi son infrastructure
La fermeture de la mine dans les années 60 laissa la place pour les pêcheurs de loisir qui décidèrent d’occuper l’espace libre. Le port de plaisance accueil désormais des commerces et restaurants pour les touristes et les habitués. 

Plus d’informations sur le Port Diélette

 

Légende : Le Trou Baligan

Le Trou Baligan est une célèbre grotte située au pied du cap de Flamanville, entre les anses de Biédal et de La Cabotière. À partir de 1977, la construction de la centrale EDF eut pour conséquence la disparition du Trou Baligan. Cette faille, qui s’enfonçait sur près de deux cents mètres au cœur de la falaise, a longtemps été associée à plusieurs légendes.

La mer, en s’ engouffrant dans cette faille, émettait des bruits terrifiants, nourrissant la légende d’un dragon qui terrorisait la population, il y a plus de 1 500 ans. Un jour de 448, le Saint Patron de la commune, Germain le Scot, encore dénommé Saint-Germain de la Rouelle ou Saint-Germain de la Mer débarqua d’Irlande et vainquit la bête, symbole du paganisme, convertissant ainsi la population au christianisme. Le monstre resta pétrifié en un bloc de granit, veiné par la rouille du minerai de fer dont la couleur rappelait le sang des innocents sacrifiés.

Patrimoine